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Network Spinal Analysis / Conscience somatique
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La conscience somatique
La conscience somatique - aussi appelée conscience corporelle - est un concept important, mais peu connu, de la santé.

La conscience somatique est la capacité de l'individu à ressentir, vocaliser et donner du sens à ce qui se passe dans son organisme.

La conscience somatique est notre capacité à nous connecter et à porter notre attention sur notre corps, à reconnaître les signes subtils qu'il nous fait parvenir et d'effectuer des changements en conséquence.

En quoi la conscience somatique est-elle importante pour la santé ?

Pour répondre à cette question, utilisons une métaphore.

Imaginons que vous êtes dans un safari dans la jungle. Après plusieurs heures de route, la fatigue vous prend est vous décidez d'arrêter votre véhicule près d'un arbre. Vous sortez de votre véhicule et allez vous allonger à l'ombre des branches.

Imaginons également que, alors que vous êtes assoupi, un lion s'approche.

Comme expliquerait le Dr. Epstein :
« Il vaut mieux reconnaître un lion à son rugissement qu'à l'odeur de son haleine ».

En effet, si vous reconnaissez un lion à son rugissement, c'est qu'il est encore à distance de votre position. Vous avez donc une palette importante de choix quant au comportement que vous allez adopter. Par exemple, vous pouvez commencer à courir pour vous mettre à l'abri dans votre véhicule ; vous pouvez grimper sur l'arbre, ou encore sortir votre arme à feu.

Par contre, si vous ne reconnaissez le lion qu'à l'odeur de son haleine, vos choix sont très limités. En fait, ils sont même plutôt inexistants. A peine peut-être le temps pour un cri ou une dernière prière, avant de servir de repas.

Reconnaître le lion à son rugissement est l'équivalent d'une bonne conscience somatique qui nous permet de reconnaître les signes subtils de notre corps. Le plus tôt nous pouvons reconnaître ces signaux subtils, le plus étendu est notre registre de réponses possibles. Le moins nous reconnaissons ces signaux, le plus nos choix sont restreints, voire même inexistants.

Prenons un exemple plus concret pour bien intégrer ce concept fondamental.

Le temps est au plus beau après un hiver qui a tiré en longueur. Vous décidez d'en profiter pour allez vous occuper des fleurs de votre jardin. Vous êtes courbés en deux pour racler les mauvaises herbes. Dans cette position, vous surchargez les tissus vertébraux, dont vos muscles et vos disques.

Si vous possédez une bonne conscience somatique, vous allez être rapidement conscient des signes subtils de votre corps : raideur, accumulation de tension, engourdissement du bas du dos.
Cette prise de conscience vous permet de décider d'un certain nombre de comportement : vous pouvez vous redressez pour effectuer quelques exercices d'étirement ; vous pouvez décider de faire une pause ; vous pouvez décider de changer de position, voire même d'activité.

Si vous n'avez pas une bonne conscience somatique, vous n'allez pas ressentir l'accumulation progressive de tension dans les tissus. Vous continuez donc votre activité de jardinage jusqu'au moment fatidique où les tensions deviennent si élevées qu'elles provoquent des contractures musculaires aiguës, voire même un lombago. Dans ce cas, vos choix d'action sont plus que restreints : vous tombez au sol en hurlant (et en espérant que votre chiropraticien ne soit pas en vacances).

Le manque de conscience somatique, c'est un peu comme une personne qui tombe d'un gratte-ciel et qui, à chaque étage, se dit « jusqu'ici tout va bien ». Bien évidemment, ce n'est pas la chute en elle-même qui est mortelle, c'est l'impact avec le sol.

Une étude effectuée sur les effets du stress en Suisse est plus que révélatrice.
Selon les enquêteurs, 18% des Suisses estiment ne pas être stressés et 70% estiment maîtriser leur stress. Seul 12% des gens reconnaissaient être stressés. Au total, 88% des gens pensent ne pas être affectés par le stress. Comment expliquer alors que le stress et ses effets coûtent chaque année « la bagatelle » de 7.8 milliards de francs et que 70-80% de toutes les visites faites chez le médecin le sont pour des problèmes liés au stress !

Les gens souffriraient de tellement de manque de conscience somatique et qu'ils sont tellement déconnectés d'eux mêmes qu'ils ne se rendent plus compte d'à quel point ils sont stressés.

La communauté Lausannoise n'est pas plus brillante dans ce domaine. Dans une autre étude, 80% des lausannois se considéraient en bonne santé. Mais une fois examinés médicalement, il s'est révélé que 5% souffraient de diabète (et plus de la moitié sans le savoir !), 15% de cholestérol trop élevé, 35% d'hypertension (dont un tiers sans le savoir) et 20% d'obésité. De plus, ces critères ne sont que médicaux et ne prennent pas en compte le bien-être global, la capacité à résister au stress ou la capacité à jouer à 100% dans le jeu de la vie.

Au Centre Wellness NeuroFit, les nouveaux patients remplissent un questionnaire santé très complet. Parmi les nombreuses questions, nous demandons à la personne d'évaluer son niveau de stress personnel et professionnel sur une échelle entre 0 et 10 (10 étant le maximum). Je suis personnellement toujours surpris par le nombre élevé de personne qui viennent nous voir pour des problèmes qui sont de toute évidence liés au stress, mais qui quantifient leur niveau de stress comme étant nul ou peu élevé.

Le concept de conscience somatique nous permet de comprendre ce paradoxe. Ces gens souffrent d'une mauvaise conscience somatique. Ils sont complètement déconnectés d'eux-mêmes et souffrent de stress au point d'en avoir des problèmes de santé, mais ils ne s'en rendent pas compte.

Des études scientifiques confirment d'ailleurs ce concept. Le Dr. Kanbara et son équipe de l'Université Médicale Kansai d'Osaka au Japon se sont attelés à étudier les personnes souffrant de syndrome somatique fonctionnel (SSF). Le syndrome somatique fonctionnel regroupe tous les problèmes de santé qui n'ont pas de causes biologiques particulières, dans le sens médical du terme. Par exemple, la fibromyalgie, les maux de têtes chroniques, les syndromes pelviens douloureux ou encore le syndrome du colon irritable en font partie.

Dans une étude particulièrement révélatrice, le Dr. Kanbara a étudié 30 patients souffrant de SSF et les a comparé à 28 patients sans problèmes de santé. Le Dr. Kanbara a fait passer à tous les sujets un test cognitif particulièrement stressant. Il a ensuite évalué le degré de stress de deux manières. Premièrement de manière objective en mesurant le degré d'activation du système nerveux sympathique et subjectivement, en demandant aux patients d'évaluer le degré de tension que le test avait occasionné dans leur organisme. Les résultats sont des plus intéressants. Chez les sujets sains, les deux paramètres de stress étaient corrélés. C'est à dire que le degré de stress mesuré objectivement correspondait au degré de stress ressenti par l'individu. Par contre, chez les personnes souffrant de SSF, les deux paramètres étaient corrélés négativement. Plus l'examen objectif révélait une activation de la réponse du stress, moins le sujet reportait un sentiment de stress.

Ces personnes souffrent donc d'une dissociation complète entre ce qui se passe dans leur corps et ce qu'ils ressentent. Leur conscience somatique est altérée. Dans le jargon psychologique, on appelle cela l'alexisomia ou des difficultés à ressentir et prendre conscience de leur sensation corporelle. Si ces difficultés de prise de conscience affectent les émotions, on appelle cela de l'alexithymie.






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