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Neurologie chiropratique / Principes de base
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La neurologie chiropratique pour les experts
L'approche en neurologie chiropratique développée par le Pr. Frederick Carrick est constituée d'un riche registre de diagnostics et d'applications thérapeutiques cliniques issus de la recherche scientifique effectuée dans les années 1990, « La Décennie du Cerveau ». Ces nouvelles connaissances ont été intégrées avec les principes traditionnels de neurologie et de technique chiropratique, puis développées et raffinées par le Pr. Carrick au travers de plus de 20 ans d'expérience clinique et du traitement de milliers de patients.

Le système nerveux est un réseau intégré de cellules capables de recevoir et de transmettre des informations. Les stimuli de l'environnement sont transformés en potentiels électriques qui voyagent le long des cellules du système nerveux, les neurones.

Pour pouvoir fonctionner optimalement, le système nerveux doit survivre et cette survie est intimement dépendante de deux facteurs : être activé et avoir suffisamment de carburant. Le système nerveux a en lui la capacité de générer des comportements humains qui vont lui permettre d'assurer un degré suffisant d'activation et un apport régulier des nutriments qui lui sont nécessaires.

Notre étude de l'anatomie du développement va nous permettre d'apprécier l'évolution des fonctions neurologiques les plus complexes qui nous permettent non seulement de survivre, mais également de nous adapter et, au niveau de l'être humain, d'effectuer les formes les plus élevées de cognition et d'expression créatrice.

L'activation des pool neurologiques (groupe de neurones) provient du pool pré-synaptique intégré, qui est lui-même sous l'influence directe des récepteurs de potentiels évoqués par les stimuli de l'environnement. Quand un neurone est activé, par excitation ou par inhibition, l'activité génétique s'exprime et déclenche une cascade de réactions biochimiques qui donnent lieu à la réplication des protéines. Des protéines de la membrane et de la matrice cellulaire sont fabriquées ou réparées, ce qui permet de maintenir les fonctions cellulaires. Une fonction particulièrement importante est réalisée par les mitochondries qui, quand elles sont abondantes et en bonne santé, permettent une capacité métabolique optimale en fabriquant des quantités suffisantes d'ATP nécessaire aux besoins énergétiques de la cellule.

Quand un neurone n'a pas l'infrastructure protéique suffisante, il devient moins électronégatif et son potentiel électrique se rapproche du potentiel de seuil. Le neurone devient plus sensible à l'excitation pré-synaptique - cela veut dire qu'il faut moins d'excitation pour qu'un potentiel d'action soit déclenché.
Toute stimulation, qu'elle soit excitatrice ou inhibitrice, augmente les probabilités de survie du neurone, mais seuls les excitations qui sont capables de produire un potentiel d'action augmentent les probabilités de survie du pool post-synaptique. Ces mécanismes sont extrêmement important pour la préservation de la vie. Un neurone dont le potentiel est proche de son seuil en raison d'un manque d'activation est donc extrêmement fragile. Tout thérapeute doit donc comprendre les conséquences possibles de sa thérapie en fonction de l'état du système nerveux s'il veut aider son patient dans le long-terme et ne pas endommager un pool neurologique fragilisé par un manque d'activation.

La fonction d'un neurone qui se trouve près de son seuil - pour quelque raison que cela soit : augmentation de l'excitation, diminution de l'activation, ? - reste la même que celle d'un autre neurone. La différence essentielle est que ce neurone qui n'a pas été activé pendant une certaine période de temps va, s'il est à nouveau activé, se fatiguer plus ou moins rapidement en raison de la diminution de la production des protéines et de l'énergie nécessaire à sa fonction ; diminution qui avait été induite en premier lieu par le manque d'activation. Une cellule qui possède suffisamment de protéine mais qui n'a pas assez d'énergie et/ou un système d'apport en énergie déficient va aussi se fatiguer. La rapidité avec laquelle un pool neuronal se fatigue est donc un aspect important du point de vue clinique, qui se doit d'être surveillé pendant l'application de la thérapie.

La fatigue du neurone peut donner lieu à la production de métabolites qui peuvent détruire le neurone.
Une thérapie appliquée sans connaissance de ces principes peut donc engendrer la destruction de certains pools neurologiques. Seul le clinicien qui est capable d'évaluer les divers états intégrés des différents pools neurologiques d'un individu à un certain moment peut introduire une thérapie qui va permettre de créer une intégration optimale du système sans le fatiguer. L'approche développée par le Pr. Carrick demande une vigilance toute particulière des fonctions neurologiques afin de mettre rapidement en évidence un état de fatigue neuronale et activer le système de manière à promouvoir la survie du plus grand nombre de pools neurologiques. En tout temps, le clinicien essaie d'optimaliser l'activation de l'infrastructure de protéines afin de permettre une plasticité et une collatéralisation optimale des circuits neurologiques qu'il essaie d'activer pour produire l'état intégratif désiré.

Il faut noter au passage que le carburant - les nutriments - soutient l'activité des neurones mais ne les stimule pas ; cela explique pourquoi un soutien nutritionnel est, en soi, insuffisant pour corriger la fonction de cellules qui sont trop près de leur seuil. Les nutriments peuvent permettre aux neurones de fonctionner plus longtemps avant d'êtres endommagés, mais ils n'induisent la réplication protéique nécessaire à la fonction et à la réparation du neurone. La plupart des cas cliniques demandent que le praticien stimule la fonction neurologique en plus d'un apport approprié de carburant.

Dans le système nerveux humain, la majorité des circuits sont inhibiteurs. L'inhibition est une fonction avancée d'un point de vue du développement. Elle est essentielle pour les systèmes hautement complexes. L'inhibition permet de maintenir les neurones en bonne santé lorsqu'ils ne sont pas activés.
Par exemple, il est important que nous puissions bouger, mais nous que le mouvement ne se fasse que quand nous le désirons. La plupart des symptômes sont la conséquence d'un manque d'inhibition.
Le clinicien joue un rôle important dans le sens où il doit être capable de différencier entre une lésion ablative et une lésion fonctionnelle par manque d'inhibition. Dans de trop nombreux cas, les patients sont diagnostiqués avec des lésions ablatives, alors qu'en réalité, les lésions ne sont que fonctionnelles.
Un examen minutieux permet alors de mettre en évidence que les circuits neurologiques sont intacts et peuvent être réhabilité en appliquant des stimuli afférents d'amplitude tolérable pour le système (c'est à dire, en les stimulant sans produire de fatigue). Dans le cas où il existe effectivement une lésion ablative (due par exemple à une hémorragie), le clinicien peut toujours néanmoins utiliser sa thérapie pour augmenter la fonction des circuits neurologiques qui restent viables afin d'augmenter la plasticité du système, la synaptogenèse et la collatéralisation dans le but de compenser pour les fonctions atteintes, ou alors en activant des circuits alternés.

Le système nerveux central est organisé de manière segmentaire, mais est modulé de manière supra-segmentaire. En raison de l'intégration du système dans son entier, une lésion à un endroit du système peut affecter toutes les autres zones du neuraxis. Même si certaines lésions s'expriment apparemment de manière locale, l'on trouve souvent d'autres facteurs étiologiques dans les fonctions supra-segmentaires.

La modulation de la réponse à la force de la gravitation est l'un des mécanismes les plus importants par lequel le système nerveux humain assure sa survie. Il le réalise en changeant le gain ou la sensibilité des fuseaux intra-musculaires, via les circuits neurologiques gamma-moteur.

La force gravitationnelle est le seul stimulus environnemental constant ; de ce fait, notre réponse face à la gravitation joue un rôle critique dans l'intégration du système nerveux. Si le système nerveux veut pouvoir promouvoir sa capacité de survie, il se doit d'avoir développé un mécanisme qui lui permet de se stimuler optimalement en utilisant la force gravitationnelle.

Quand l'organisme fonctionne optimalement, les structures supra-segmentaires (le cerveau) impliquées dans l'activité modulatrice vont permettre une plus grande sensibilité à l'étirement dans le champs gravitationnel de la terre. Cela revient à dire que nous avons besoin de moins bouger dans l'espace pour percevoir et diriger notre position et nos mouvements continus. Cette activité se fait bien évidemment de manière inconsciente par les structures corticales, mais elle est essentielle pour permettre au système d'effectuer ses autres fonctions conscientes.

Quand la capacité métabolique - c'est à dire le substrat en protéine et en carburant - du pool neuronale est suffisamment élevée pour lui permettre de tolérer un fonctionnement maximal, les stimulations environnementales ne vont quasiment pas provoquer de fatigue du système. Cependant, quand la capacité métabolique est réduite, mais que le système nerveux est capable d'engager ces mécanismes naturels de compensation, les pools neuronaux vont être préservés grâce au fait que la sensibilité est diminuée et la capacité métabolique n'est pas dépassée. La fatigue s'installe, mais la sensibilité à la gravitation diminue.

Dès lors, si un médicament ou une thérapie quelconque est utilisée pour stimuler un circuit neurologique, certains conséquences sont inévitables. Ces circuits peuvent être forcés à fonctionner au-delà de leurs capacités métaboliques et les neurones vont être endommagés. Ces circuits peuvent être inhibés de telle manière à ce que le pool post-synaptique n'est plus activé, ce qui va le faire se rapprocher de son seuil et, donc, devenir plus fragile.

Comme chaque personne est différente dans son développement et au niveau de l'intégration de son système, il est impossible de déterminer les effets d'un médicament ou d'une thérapie sans une évaluation minutieuse et complète de la fonction neurologique et de la fatigabilité du système.

Une des grandes contributions du Pr. Carrick au domaine de la neurologie clinique est sa capacité à ajuster et surveiller l'état d'intégration centrale du système tout en préservant l'intégrité métabolique du plus grand nombre possible de neurones. Le Pr. Carrick a développé une logique clinique et une base thérapeutique destinées à traiter les lésions fonctionnelles, qui sont bien plus prévalentes que les lésions ablatives. Il a aussi montré qu'une lésion fonctionnelle peut produire une lésion ablative et que, vice versa, une lésion ablative peut provoquer une lésion fonctionnelle.

En raison de la rapidité avec laquelle la sommation et la propagation de potentiel d'action se produisent, les changements au sein du système se font rapidement. Le clinicien doit donc devenir à la fois l'observateur et l'agent de changement, à chaque moment de son application. L'anamnèse, l'examen clinique, les applications thérapeutiques éventuelles et les ré-évaluations se mélangent donc dans un processus unique d'interaction entre l'examinateur et l'individu examiné.

Il est essentiel que le clinicien comprenne le système nerveux. Mais la recherche scientifique a montré que le système nerveux de chaque individu est unique. Sur les circuits canalisés phénotypiques se superpose un réseau de systèmes neurologiques complexes et intégrés, uniques à l'individu, qui se sont développés au cours d'une vie d'expérience et d'interaction avec l'environnement. Il faut pouvoir apprécier cela si nous voulons pouvoir apporter au patient la meilleure approche clinique possible.
L'histoire de la médecine apporte chaque jour la preuve de « l'impossible » : des patients à qui il manque un hémisphère cérébral et qui ne présente aucune perte apparente de fonction ; des patients avec des lésions ablatives de la moelle épinière qui regagne des fonctions là ou cela semblait impossible.

Le point de vue anatomique de la neurologie présente un système et des circuits inscrit dans la pierre. Cette description anatomique est donc souvent différente d'une vue physiologique ou clinique de systèmes et circuits qui sont plastiques. Ceci est un concept clé de l'approche Carrick. En tant que cliniciens, nous nous préoccupons de la fonction. Si la fonction est altérée, nous pouvons nous trouver confronté à une lésion ablative ou à une lésion fonctionnelle, ou les deux, et cette lésion peut se trouver n'importe où le long du circuit entre le récepteur afférent primaire et l'organe cible, ou dans n'importe quel pool neuronal qui intègre le système. Même si la fonction paraît normal, nous pouvons tout de même nous trouver dans une situation altérée, de telle manière à ce qu'une perte de sommation d'un pool pré-synaptique peut être compensé par une augmentation de la sommation et la plasticité possible d'un autre pool neuronal.

Très souvent, le seul moyen d'être certain de l'effet d'une application thérapeutique et de l'appliquer et d'observer les changements qu'elle induit dans le système nerveux. Le clinicien doit développer ses facultés afin de pouvoir observer les changements même les plus subtils du système. De cette manière, les applications thérapeutiques les plus créatives, efficaces et individualisées peuvent être sélectionnées.

L'approche Carrick n'est pas une technique. C'est un paradigme d'observation et d'application clinique. Elle repose sur le principe anatomique et physiologique que le système nerveux est un système fermé.
De la même manière que les mouvements complexes d'une structure en tenségrité, un stimulus tout simple apporté au neuraxis, et suffisant pour causer la sommation d'au moins un neurone, va induire des changements dans le système, de manière à ce que le stimulus suivant fait face à un autre système. Comme une rivière, vous ne jeter jamais deux pierres dans la même eau. Quand des neurones sont activés, une cascade d'événements intracellulaires et de réplication nucléaire et protéique intervient en quelques nanosecondes. L'objectif clinique est d'activer le système de manière la plus appropriée possible afin de soutenir la santé neurologique de l'individu. En raison de la rapidité de la transmission neuronale et de la réplication protéique, ce qui était approprié à un instant ne l'est plus nécessairement à un autre. En fait, la probabilité est forte que, une fois qu'un changement est intervenu - qu'on l'ait observé ou non - le système nécessite une application thérapeutique différente.

Une des clés du processus de l'examen clinique est la prise de conscience du changement, observé ou non. Parce que nous sommes incapables d'observer les changements intracellulaires avant qu'ils ne s'expriment au niveau fonctionnel, il est fondamental de n'appliquer que des interventions thérapeutiques qui ne dépassent pas les capacités métaboliques du système. Dans l'approche Carrick l'utilisation de la réponse du système nerveux neuro-végétatif est une excellente fenêtre d'entrée dans le système qui permet de s'assurer que le système n'est pas poussé au-delà de ses capacités métaboliques. Les neurones qui devraient pouvoir survivre toute une vie peuvent facilement être détruits par un stimulus qui excède leurs capacités à répondre ou par manque de carburant.

Chaque patient est unique. Ce concept est dicté par la plasticité des structures neurologiques qui se développent et se réparent activement. Il impossible que la même application ait le même effet sur deux individus différents.

L'objectif de l'approche Carrick est de servir chaque patient en améliorant la fonction de son système nerveux, lui permettant ainsi d'exprimer toute son humanité.

Cet article est largement inspiré du texte « L'état d'intégration centrale et la méthode Carrick : un paradigme clinique », publié en anglais par le Dr. K. .Powell. Traduction, interprétation et édition par le Dr. Pauli.


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