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Network Spinal Analysis / Stress et physiologie
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Stress, attention et conscience somatique
La réponse du stress est un mécanisme de défense de l'organisme. Elle prépare le corps à la lutte ou à la fuite. Lorsque l'organisme perçoit un danger - réel ou imaginaire - les ressources d'attention du cerveau sont dirigées vers l'extérieur du corps.

Imaginons un soldat dans une tranchée qui s'apprête à passer à l'attaque.
Il serait aberrant de constater que le cerveau donne la priorité à la guérison des tissus ou à l'écoute des signaux intérieurs, bref à l'environnement interne. Au contraire, l'attention est redirigée vers l'environnement externe et prépare le corps à la crise:

  • les sens sont aiguisés et la vigilance est accrue ;
  • le rythme cardiaque s'accélère, favorisant le flux sanguin vers la musculature;
  • la respiration devient plus superficielle et rapide
  • le sang devient plus visqueux, ce qui diminue les risque d'hémorragies en cas de blessure
  • la digestion, la croissance et les fonctions sexuelles sont inhibées.

Au niveau cérébral, le flux sanguin au cortex préfrontal diminue. Le moment n'est ni à la poésie ni à la philosophie, mais bien aux actions instinctives de défense et de survie.

Il est également dans le meilleur intérêt de ne pas être trop sensible à la douleur pour pouvoir continuer de se battre, même en cas de blessure. En effet, la douleur est un signal de l'organisme qui nous force à faire attention à nous, à s'occuper de nos blessures, nous encourageant à rester tranquille et à nous replier sur soi-même. Ceci n'est donc pas bénéfique en cas de danger, c'est pourquoi notre organisme produit des endorphines. Les endorphines sont la morphine du corps, de puissants anti-douleurs naturels qui insensibilisent l'organisme.

Des études scientifiques ont montré que les personnes stressées ne sont pas simplement stoïques face à la douleur, mais y sont bien effectivement physiquement moins sensibles.

L'insensibilité induite par les endorphines doit être considérée comme une tentative du corps de gérer une situation d'urgence, et non pas comme un signe de résilience.

En tant que professionnel de la santé dont l'un des objectifs principaux est d'améliorer la conscience somatique, je suis toujours atterré d'écouter certains patients qui viennent me voir au bout du rouleau.

« Vous savez Docteur » me disent-ils/elles « je suis quelqu'un qui ne s'écoute pas beaucoup ».

Et la grande majorité de me dire cela avec fierté, comme si le renoncement de soi face à la douleur et à la souffrance était un acte héroïque. Bien au contraire, en refusant d'écouter et de déchiffrer le langage et les signaux de l'intelligence du corps, ces patients vont à l'encontre d'un principe universel de guérison. Et en entravant la loi, ils paient le prix lourd : douleurs chroniques, tissus endommagés au-delà du point de récupération, qualité de vie déplorable.

Pire encore, à force de ne pas écouter le corps, ce dernier se doit d'émettre des signaux toujours plus douloureux.

Je me rappelle tout particulièrement un patient qui était venu consulter plié en deux. Après avoir travaillé fléchi dans son jardin pendant près de trois heures, il n'avait pas pu se redresser. Lui demandant s'il n'avait pas ressenti de signes précurseurs comme, par exemple, des tensions, il m'avait répondu que oui, après environ 20 minutes de travail, mais qu'il était pluôt un « dur » et que ce n'était pas cela qui allait l'empêcher de planter ses légumes. Le résultat était frappant : M. le « dur » qui faisait abstraction des signaux de son organisme était maintenant devant moi, plié en deux, grognant et geignant de douleurs comme un petit chien que l'on aurait battu.


En focalisant son attention sur l'environnement externe, l'organisme diminue également sa conscience somatique. L'individu se rend moins compte de ce qui se passe dans son corps et est moins attentif aux signaux subtils de l'organisme. Cela semble évident : si vous vous préparez à vous battre, votre organisme doit « s'endurcir », se créer un armure, devenir insensible à la douleur. Ce n'est pas le moment d'écouter et de se préoccuper des petits bobos.

Nous avons d'ailleurs tous entendus parler de ces soldats qui, dans le feu de l'action, continuaient à se battre, alors qu'ils avaient un membre arraché ou extrêmement endommagé.

Bien évidemment, la vie quotidienne n'est pas un champ de bataille. Mais, toutes proportions gardées, les mécanismes restent les mêmes. En réponse au situation de stress, nous nous créons armures musculaires, distorsions vertébrales et tensions neurologiques, qui nous déconnectent peu à peu de nous-même et de l'intelligence de notre organisme.

La conscience somatique, c'est à dire la capacité à ressentir et à vocaliser les messages subtils de notre corps, est un facteur essentiel de qualité de vie et de guérison.

Les études réalisées ces dernières années montrent que les personnes qui ont une mauvaise conscience somatique ont un risque accru de souffrir de toutes les maladies.

Ce concept est en fait si fondamental que nous lui avons dédié une section entière intitulée « Conscience somatique ».



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