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Network Spinal Analysis / Stress et physiologie
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La sensibilisation au stress
Ces dernières années, les neurosciences ont fait des découvertes étonnantes sur la manière dont le stress nous affecte. Le stress n'est pas juste une chose qui nous assaille, puis s'en va. En nous affectant, il change littéralement notre corps et notre cerveau.

La découverte la plus importante concernant le stress, c'est que le stress du passé augmente notre sensibilité au stress futur !

En fait, les données scientifiques démontrent que nous devons abandonner le concept qui prétend que le stress nous affecte toujours de la même manière.

Nous réagissons au stress un peu de la même manière que nous réagissons à une allergie. Nous devenons sensibles au stress. Une fois que nous sommes sensibilisé, la moindre petite présence de stress déclenche une véritable cascade chimique qui prend d'assaut notre organisme et notre cerveau.

Le stress est un peu l'équivalent psychologique du pollen. Une fois que notre organisme est sensibilisé au pollen - ce que l'on appelle une allergie - il suffit de la moindre petite pollinisation pour déclencher une allergie, comme un rhume des foins. Il en est de même avec le stress, sauf que si seul certains d'entre nous sommes programmés génétiquement pour déclencher des allergies, nous avons tous la capacité de devenir sensible au stress.

Prenons un exemple pour illustrer notre point :
Imaginez que vous mettiez un jour la main sur une plaque brûlante. La douleur déclenche une réponse de stress dans votre organisme avec sa cascade de réactions chimiques nocives. Seulement voilà, cette expérience ne s'arrête pas là : elle sensibilise l'organisme. La perception du stress reste la même. Cela veut dire qu'il se peut bien que plus tard, vous reposiez votre main sur une plaque froide, mais que, à cause de la sensibilisation, votre cerveau signale néanmoins au corps de déclencher une réponse de stress.

« La sensibilisation au stress force le cerveau a créé de nouveaux circuits » explique le Dr. Michael Meany, un psychologue de l'Université McGill au Canada. « Nous savons que l'expérience que nous vivons est un épisode quotidien normal de stress, mais le cerveau force le corps à répondre de manière inappropriée. »

En fait, nous pensons ne pas nous en faire alors que nous sommes en retard à un rendez-vous, mais le cerveau traite la situation comme si notre vie était en jeu.

Le Dr. Jonathan Smith, psychologue et fondateur de l'Institut du Stress de l'Université Roosevelt de Chicago, continue : « Le stress est absolument essentiel à la survie des créatures vivantes, c'est pourquoi nous avons tous un mécanisme de jauge qui contrôle la manière dont nous y réagissons. C'est une sorte de thermostat biologique qui nous empêche de déclencher de fortes réactions de stress lorsque cela n'est pas approprié, comme par exemple le simple fait de renverser un verre de lait. La sensibilisation au stress, cependant, abaisse le seuil du thermostat. En conséquence, les réactions de stress qui ne sont, en général, réservé qu'aux situations où notre vie est en péril, sont désormais déclenchées par des événements insignifiants de la vie quotidienne, tels que les petits tracas. »

« Les recherches effectuées ces dernières années nous ont montré que les gens peuvent devenir sensible au stress et que cette sensibilisation altère la structure du cerveau » explique le Dr. Seymour Levine de l'Université du Delaware. « Cela veut dire que, une fois qu'il a été sensibilisé, le corps ne répond plus de la même manière au stress futur. On peut soudainement commencer à produire trop de substances excitatrices ou trop peu de substances calmantes ; dans les deux cas, nous répondons de manière inappropriée. ».

Le pire, c'est que la sensibilisation au stress peut intervenir avant que nous soyons suffisamment âgé pour pouvoir la prévenir. Un stress, tel que la perte d'un parent pendant l'enfance, peut changer de manière permanente les connexions du cerveau, affectant son bon fonctionnement et rendant l'organisme incapable de déclencher une réponse appropriée aux stress futurs.

Les découvertes effectuées ces dernières années commencent de montrer que notre capacité à résister au stress à plus à voir avec la quantité et le genre de stress qui nous a affecté par le passé qu'avec notre volonté.

Ces mêmes découvertes montrent que la réponse du stress est « mémorisée » dans nos circuits cérébraux et que nous avons hérité des mêmes réactions qui permettaient à nos ancêtres d'échapper à un lion sauvage sans trop se poser de question. Le problème est que ce genre de réactions déclenchées à l'origine par des situations de vie ou de mort le sont désormais par des situations tout à fait bénignes de la vie quotidienne.

Nous sommes en quelque sorte victime de l'évolution et nous possédons ancrée dans nos circuits un système de réponse au stress qui est beaucoup plus approprié à une vie remplie de situations de vie ou de mort occasionnelles qu'à une vie remplie de petites irritations quotidiennes fréquentes et récurrentes telles qu'échouer à un examen ou se faire rabrouer par son patron.

Malheureusement, quand le stress devient une partie intégrante de la vie de tous les jours, la production constante de substances chimiques commence à taxer notre organisme, qui commence à s'user de manière accélérée.

En produisant, en réponse aux situations stressantes quotidiennes, les mêmes substances chimiques que lors de situation de menace majeure, notre corps se tue à petit feu.

Le concept de sensibilisation au stress a un impact majeur sur notre santé. Cette sensibilisation a des conséquences néfastes pour notre organisme.

Par exemple, le Dr. Lawrence Brass, un professeur associé de neurologie à l'Ecole de Médecine de Yale, a montré que le stress est un facteur de risque important des attaques cérébrales, et cela plus de 50 ans après le traumatisme initial. Le Dr. Brass a en effet étudié 556 vétérans de la 2ème Guerre Mondiale et a découvert que ceux qui avaient été fait prisonnier avaient 8 fois plus de risques de faire une attaque cérébrale que ceux qui n'avaient pas été capturé.

L'effet immédiat de la réponse du stress a altéré à jamais le fonctionnement du système. Etre un prisonnier de guerre est un stress si sévère qu'il change la manière dont ces gens répondent au stress dans le futur. Ils deviennent sensible au stress. Leur système est devenu tellement sensible et tellement déréglé qu'à la moindre provocation l'organisme produit trop de substances chimiques néfastes.

Dans un autre étude, des chercheurs américains ont effectué une résonance magnétique de 38 femmes, dont 20 avaient été abusées sexuellement. Chez les femmes abusées, les chercheurs ont découvert que l'hippocampe - une structure cérébrale impliquée dans la mémoire - était plus petit que la normale. Le stress psychologique a changé la structure même du cerveau.



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